Paris, ai se eu te pego…

Avant j’étais varoise. Aujourd’hui je vis à Paris. Dans le fond, je suis toujours un peu varoise, mais pas vraiment parisienne. En fait, je suis bien pire…

Il y a encore quelques années, si on m’avait dit que je déménagerai à Paris, j’aurais explosé de rire et me serais mordue la joue gauche avec une molaire bunodonte avant de me vidanger de toutes mes globules blanches et de succomber à une hémorragie externe d’origine traumatique. Bref, j’aurais sacrément sali la moquette quoi. Et très mal réagi à l’idée d’aller à Panam aussi.

Mais il faut croire que les mentalités changent avec le temps, puisque je vis bel et bien à Paris aujourd’hui – ouais, une fois qu’on est à Panam on dit plus Panam. Faut pas déconner avec ça. Quant à mes artères et mon système immunitaire, j’ai un doute parfois. J’ai toujours cru qu’on l’écrivait avec un « h ». Sauf qu’ »himmunétaire » c’est pas Français. Ni parisien.

C’est Guillaume, mon BBF qui m’a montée en caisse – pas au sens littéral du terme hein. On a mis 9 heures pour arriver, et 15 pour se garer. Il était fier d’être là pour mon arrivée au Grand Nord – ah oui, pour les provinciaux : Lyon = Nord ; Paris = Grand Nord.

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Et puis Dieu créa Hellocoton

Il y a quelques années déjà, alors que j’étais souffifre stagiaire community manager pour un site Web, mon boss m’a dit : va sur Hellocoton, c’est cool. Alors je suis allée sur Hellocoton, et effectivement, j’ai découvert que c’était cool.

Sauf qu’au début, je n’avais pas de blog . Du coup, j’ai rapidement chopé des complexes. Encore plus qu’en matant les défilés de Victoria Secret. Pourquoi ? Parce que sur Hellocoton, t’as toute une tripotée de nanas qui partagent toute la journée les articles de leur blog respectif. Jusque là, rien de très complexant. Sauf que la plupart sont vraiment très très « énervantes ».

D’un côté, tu as les blogueuses modes : Coline, par exemple, qui est toujours bonasse même quand elle se rase le crâne. Ou Lilou, qui t’enchaîne une semaine de concours alors qu’elle a une intoxication alimentaire. Respect sista ! Tu as aussi les blogueuses beauté, comme Pschiiit ou Metauxlourds. Avant, je pensais savoir me faire une manucure ou un smoky. Jusqu’à ce que j’ attérisse sur leur blog. T’as aussi celles, comme Anne-So, Aizen ou Tribulate, qui ont des bêtes de blogs, avec un bête de design, des bêtes de photo… Alors que toi, tu trimes sur Paint depuis 2001. Bon, j’exagère un peu quand même.

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Bientôt, j’aurai un wati boule…

Il y a deux semaines, ma pote Camille m’a proposé sur un coup de tête : «et si ce soir on allait courir ?». J’aime pas courir, mais j’aime bien les coups de tête alors j’ai répondu : «go !». Voilà comment je me suis retrouvée en jogging au parc monceau. La tristesse.

Courir… Le truc le plus relou de toute la terre (après trier le blanc des couleurs quand tu fais une lessive). J’ai jamais pigé le concept : tu cours, sans aucun but, si ce n’est celui de souffrir et d’avoir l’air d’un bouffon. Ouais, quoi qu’il arrive tu as l’air d’un bouffon : si tu vas tout droit tu ne sais pas où tu vas, et si tu tournes en rond bah…tu tournes en rond. Bref, tu avances dans le vent. Tu te manges la queue. Tu te mets en abîmes. A un certain niveau tu pourrais même arriver à t’enculer tout seul. Un peu comme quand tu votes UMP. (Elle n’est pas de moi). Sérieux les mecs, c’est quoi le délire ?

Le pire, c’est quand tu n’habites pas plus un patelin faisandé du 83, mais une ville merveilleuse, pure comme Paris, et que t’es obligé de courir aux yeux de tous, en respirant l’air cristallin de la circulation. Bonheur. Donc non seulement t’as l’air con, mais en plus t’hyper-ventiles et tu fais partager. Histoire que tout le monde voit bien que t’es en train de te transformer en station TOTAL.

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Goodbye Lucky Strike

Il y a un mois, j’ai décidé qu’il était temps pour moi d’arrêter de fumer : adieu agios et découverts, cheveux ternes et bec empâté. Et surtout adieu vie sociale.

La clope est une imposture. Quand j’ai commencé, je me berçais gentiment d’illusions :

« – Non mais c’est occasionnel, en soirée, de temps en temps… Quand je bois un peu quoi !»

(La VRAIE question était donc plutôt : à quelle fréquence bois-tu ? C’est là que « l’occasionnel » devient quotidien). Quand c’est donc devenu plus fréquent, je me berçais encore d’illusions :

« – Non mais j’arrête quand je veux, je ne suis pas accro… Le jour où je sentirai que je le suis, j’arrêterai ! »

Bien sûr : à partir du moment où tu es addict, et donc par définition que tu ne peux plus vivre sans, tu vas pouvoir t’en débarrasser. La logique imparable des fumeurs occasionnels pas occasionnels… La logique imparables des fumeurs tout court. Oui, avant de se bercer d’illusions on a surement été bercé trop près du mur.

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Journée de la femme : bullshit !

Parce que la journée de la femme est un alizé intertropical, une bourrasque de neige fraîche, un sirocco sur le sable chaud… Bref, du vent quoi – qui souffle accessoirement depuis trente ans et qu’il ferait bien de mettre un peu de Revitalift Visage contours & cou.

Vous le savez sûrement, aujourd’hui et comme tous les 8 mars de chaque année : c’est la journée des Marie-Claire, du yaourt 10% et des tampons avec applicateur. Bref, c’est la journée de la femme.

Cette journée, qui a été officialisée par les Nations Unis en 1977, est l’occasion de revendiquer l’égalité des femmes. En d’autres termes, on revendique l’égalité en excluant toute le reste de la population. Logique implacable de la journée de la femme, tu peux pas test.

C’est donc le moment précis où Ni putes ni soumises et toutes ses copines ont mis leur réveil et constatent que rien n’a changé, que la condition de la femme est toujours aussi déplorable.

« – Bon les meufs : écart salarial, plafond de verre, parité, partage des tâches… ça peut plus durer là ! On a une journée pour faire évoluer les mentalités, et que ça saute ! »

Le reste de l’année, on peut toutes aller se faire bebar.

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- Tu me passes le code… – Quel gode ?!

Si toi aussi t’as les portugaises un peu trop encombrées, dis non merci au coton-tige et continue d’anticiper la fin de toutes les phrases. Et t’aperçois par la même occasion que ton cerveau est un être vicieux et immoral.

Il y a quelques jours, je médisais discutais avec une collègue de travail quand une cliente est arrivée, plutôt bien roulée et sapée comme une pépète parisienne. Bref, tu sentais que le boulevard Haussmann venait de la chier quoi.

« – Putain j’adore son slim.

- Ouais, mais elle se la pète un peu quand même, avec son perfecto. Il a du lui coûter bonbon, acheté chez Maje.

- Ah bon elle est au chômage ?

- Acheté CHEZ MAJE ! T’es bouchée ou quoi ?! »

Bref, ceci est mon quotidien. Depuis une éternité. Pourtant je ne suis pas sourde ! Mais y a rien à faire, j’entends toujours ce que je veux, quand je veux. Soit je fais répéter mon interlocuteur ou, pire encore, éclate de rire avant qu’il n’ait terminé sa phrase parce que j’ai entendu un truc super drôle. Mais genre SUPER SUPER drôle. Alors qu’en fait…c’est pas drôle du tout.

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Open Space ? Next !

Si toi aussi l’open-space te brainstorme le bulbe et que t’as envie de foutre une bombe ASAP dans l’entrée avant que ton boss revienne avec une propal…

La première fois que j’ai débarqué dans la «vie active»  - comme on dit quand on a pas envie d’avouer que ça y est, on va se faire profondément enculer et cotiser jusqu’à nos 80 balais pour une retraite qu’on ne touchera jamais – j’ai eu un choc.

J’ai eu un choc parce que je sortais de la «vie étudiante» – comme on dit quand on a pas envie d’avouer qu’on on a déjà fait trois crises de foie, qu’on est fauché, dépucelé 347 fois et qu’on va marcher sur les traces du Che.

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Hola branlette espagnole !

Hola branlette espagnole !Parce que la pipe, c’est du réchauffé et que se faire un peu bétonner les mamelles n’a jamais fait de mal…place à la branlette espagnole (mais n’oubliez pas de fermer les yeux) !!!

Avant toute chose, un petite mise à jou(i)r s’impose : la «branlette espagnole», c’est quand le braquemart de monsieur effectue un mouvement de va-et-vient entre les eins de madame (ceci n’est pas une faute de frappe, je parle le verlan t’as vu). La «cravate de notaire», c’est le contraire, quand madame a une vue imprenable sur le port d’Amsterdam. Pigé ?

Bon après, il existe toute sorte de branlette espagnole. Par exemple : Benzema qui signe au Real…c’est une branlette espagnole ! Mais je laisse à ces messieurs le loisir d’en débattre…

Autrefois, on parlait de «mazophallation». Je comprends mieux pourquoi on a «hispanisé» le terme : si en plus d’être une pro du ponçage de totoches, il faut sortir de l’ENA pour «parler» de branlette espagnole… No gracias !

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Je suis bonne vous savez…

Warning : ceci est un hommage (truffé de généralités). Aujourd’hui, je suis une blogueuse mode. Mais en fait, je crois qu’au fond de moi et de ma cage thoracique TopShop, je l’ai toujours été… Je suis même sortie du ventre de ma mère avec des cupcakes et un sac MonShowRoom. Après, j’ai revendu le placenta sur eBay.

J’ai passé mon enfance bucolique devant un miroir, lui-même devant un miroir. C’était la seule façon que j’avais trouvé pour me voir en trois dimensions. Ça me demandait de l’organisation, jusqu’à ce que dans le futur je mette de l’AdSense sur mon blog et que j’investisse dans un Canon. Lui et Photoshop m’ont vachement facilité la vie. Attention : je ne suis pas narcissique, j’aime juste les belles choses !

Pendant les années 90, j’ai dit non à la salopette et au bandeau fluo. J’avais compris que le total look Vincent Lagaff, c’était non merci. Tuttavia - j’ai appris ce mot dans l’édito Vogue du mois dernier, ça veut dire « toutefois »- c’est ce qui m’a permis aujourd’hui de devenir une it-girl.

Maintenant, appelez-moi Maud. Blogueuse Maud.

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J’emmerde la Saint-Valentin !

saint valentinParce qu’on n’a pas besoin d’être célibataire, broute-minou, moche ou mal-baisée pour détester la Saint Valentin, Cupidon et les Mon Chéri. Bref : si toi aussi tu es sexuellement épanouie et que le 14 février, tu n’es pas épilée…

Avant toute chose : j’aimerais que toutes les meufs qui entendent «Saint-Valentin» arrêtent DE SUITE de mouiller leur petite culotte. Non mais franchement, vous pouvez m’expliquer qu’est-ce qu’il y a de bandant dans tout ce romantisme exacerbé, qui plus est de concert avec la moitié des bouffons de la terre entière ?! Non mais may-day quoi !

D’autre part, j’aimerais aussi que toutes les célibataires désespérées arrêtent de chouiner parce qu’elles ne se feront pas ratisser le bunker : à l’origine, la Saint-Valentin était non pas le jour des amoureux MAIS BIEN CELUI DES CELIBATAIRES, puisque les pucelles attendaient cette occasion pour se faire déflorer. En d’autres termes, le petit village du coin était juste the place to be pour se faire débroussailler la tranchée ! Et ouais…

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