Une Batarde

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Barça, ¡La vida loca!

lavidaloca-300x208Oh tiens, une revenante ! Comme dirait l’autre… J’avoue j’en ai bavé pas vous, mon amour je me suis « un peu » faite désirer ces derniers temps. J’insiste sur le « un peu » qui n’est ABSOLUMENT pas un euphémisme.

De deux choses l’une (j’adore caser ce genre de phrases prétentieuses, ça met un peu la sionpré t’as vu, puis ça donne un côté rosse aux conversations…) j’ai effectivement un peu arrêté de regarder mon nombril…pour finalement regarder de plus près celui des autres.

Et il s’avère que c’est mille fois plus passionnant. Sauf que regarder le nombril des parisiens n’est pas franchement intéressant – et ça fouette sévère dans le nombril d’un parisien. Alors j’ai décidé de changer de pays. Et je suis partie là où on mange du chorizo, où l’on boit des cervezas et où l’on danse le flamenco – enfin ça, c’est la version du « Routard ». Officiellement, c’est surtout le pays où tu ARRETES DEFINITIVEMENT DE DORMIR, où l’anti-cernes et la sieste sont tes nouveaux meilleurs amis. (Je précise que mon correcteur ne connait pas « anti-cernes » et qu’il me propose « lamentin-cernes », c’est mille fois plus logique…).

Sauf que je jure sur la Bible, le Coran et même Où est Charlie que je ne suis POUR RIEN dans cette terrible entreprise. Ce que je veux dire, c’est que tu n’as pas le choix. Quand tu arrives à Barcelone, c’est comme si tu venais de siffler la première minute d’un match sans issue. Barcelone gagne toujours, clasico ! (Merci de ne pas commenter ce jeu de mot, cordialement).

Le problème, c’est que j’ai décidé de partir – quand je dis « partir », c’est un peu comme Filip des 2Be3, j’ai donc quitté mon job, mon appart et mes AMIS… – alors que je ne parlais pas un mot d’espagnol. Ou alors vraiment sans le savoir. (Un jour, j’ai croisé un chien énorme au détour d’une ruelle à Grenade, j’ai eu peur et j’ai dit « ohlaaaaa !!! » et son propriétaire qui suivait derrière a répondu « Hola, que tal ? »). Ce jour-là, j’ai senti qu’il y avait quelque chose de Chuck Norris en moi.

Du coup, pour remédier à mon espagnol qui s’ignore, je me suis inscrite dans une école linguistique. Après deux ans de boulot à Paris, je me suis donc retrouvée « en cours » à Barcelone. J’ai jamais dit que j’étais une fille logique…

Et franchement, pour l’instant, je me débrouille pas trop mal. J’essaie d’être susceptible chaque fois qu’on me parle et le tour est joué, une vraie Espagnole !

Des fois quand je marche dans la rue, je cherche Romain Duris, mais pour l’instant je ne l’ai toujours pas trouvé. Par contre, j’ai fait une rencontre intéressante dans le métro, en plein rush hour. (C’est aussi le moment où j’ai compris que je m’étais faite des idées en imaginant le métro barcelonais comme un moyen de transport dépeuplé, agréable… Non non, ça pue la moule comme à Paris).

Et donc ce jour-là, alors que tout le monde se poussait, j’ai senti quelque chose d’étrange sur ma jambe dénudée – oui parce qu’il fait quand même 28 degrés en plein mois de septembre, et là tu peux tout à fait me jalouser, je ne t’en voudrais pas. Le contact était différent d’un simple morceau de peau… Curieusement c’était plus doux, humide aussi. Je me suis donc retournée, un peu déconcertée – l’erreur de ma vie – pour me retrouver face à pépé (pas Pepe le défenseur du Real Madrid écraseur de main hein, non, pépé ABUELO quoi) en train de s’astiquer le chorizo (à l’air bien évidemment) et sur ma peau.

POR QUE ? POR QUE ?

Je ne sais pas moi… Javier Bardem, Antonio Banderas, Julio Iglesias…même Ricky Martin je l’aurais pardonné !

Bref, heureusement c’est pas tous les jours comme ça. Moi aussi, quand je vais à la plage, mange des croquetas de jamón, bois un Tinto de Verano dans le Gotico, je me touche un peu, finalement… 😉